Originaire de Nouvelle-Calédonie, mon chemin de vie m’a mené en France après le bac pour poursuivre mes études supérieures. Après un master 2 en école Supérieure d’Art et de Design, j’ai entrepris une formation de céramiste à Vallauris pendant 2 ans. 


Aujourd'hui, je conçois et produis des objets utilitaires et décoratifs à usage domestique. Il m'arrive de collaborer avec des restaurants, boulangeries ou artistes/designers selon les projets. J’affectionne particulièrement le tournage, mais n’hésite pas à piocher dans les techniques de modelage quand j’en ai besoin. Toutes mes réalisations sont en grès, cuites entre 1260 et 1280 degrés dans mon atelier.

J'enseigne également la céramique à l'école supérieure d'Art et de Design de Toulon.

Arrière petite fille d'un Bozarien émérite parmi tant d'autres, je n'avais absolument pas le talent de l'arrière grand-père dont les dessins et peintures témoignaient, accrochés aux murs de la maison.
Résignée d'avance, je n'ai jamais pensé faire ce genre d'école, jusqu'à ce qu'en fac de Lettres Modernes, proche de la syncop de l'ennui, un professeur m'apprenne qu'il n'était pas nécessaire de "savoir dessiner" pour entrer aux Beaux-arts de nos jours.
Facile à convaincre, ça m'a suffit pour tenter ma chance, j'y ai passé 5 ans.
Ce n'est qu'à partir de la 3e année que je m'aventure à toucher la terre, à la tâtonner sans trop la comprendre, à improviser avec elle. Je fais n'importe quoi mais on s'entend bien et ça allume quelque chose.
Après 2 ans dans la pratique plastique contemporaine suite à mon diplôme, je tourne en rond, ce n'est pas ce qui me fait vibrer. (longue) Réflexion faite, je repars pour 2 ans de formation pro en céramique, et je trouve ma place, enfin.

Comme beaucoup d'entre nous, le travail manuel n'est pas un caprice mais un réel besoin, pour se lier de nouveau avec une certaine temporalité, une confrontation à soi, un genre d'accomplissement.

Personnellement, c'est en partie ce qui me permet d'aller d'un jour à l'autre, tenue par la soif d'apprendre et de m'améliorer. Je sais que je n'en verrai pas le bout, car il faudrait plusieurs vies pour faire le tour de la céramique, et c'est ce qui me convient parfaitement. C'est un peu comme si j'avais passé un contrat avec elle.

Depuis, je cherche.
Je cherche les gestes, les formes, les textures, les couleurs. Je travaille à affiner ma technique, à me former aux émaux, à comprendre un peu plus/mieux chaque jour. 


Mon atelier se trouve à Ollioules, dans le sud de la France. J'y suis le plus souvent possible, quand je n'enseigne pas à l'école. Ce second emploi m'oblige à n'ouvrir que sur RDV la plupart du temps, mais l'été me permet d'ouvrir un petit espace boutique à l'entrée pour vous accueillir. 

 

Photos : © Julie Harreau